Etude et expérimentation d'un système d'indexation de séquences musicales radiophoniques

Hamaide Julien

Résumé

 

Ce travail présente une technique de marquage inaudible de signaux audio pour émission radiophonique. Le but est de transmettre des informations telles que le titre, le groupe, l'album,… On insère donc un code dans le signal audio. Elle est inspirée des techniques utilisées pour la protection des droits d'auteur, bien que la philosophie soit différente. Le but n'est pas ici de cacher des informations répréhensives. L'objectif est de rendre le décodeur le plus simple et le meilleur marché possible.

La technique utilisée se base sur le "spread spectrum" (aussi utilisé en télécommunications dans des techniques tel que le CDMA – Code Division Multiple Access). Cette technique étale la puissance nécessaire à la transmission dans toute la bande passante, ce qui limite l'impact acoustique. Le code inséré dans le signal se présente alors comme un bruit blanc.

La philosophie est simple : le codeur est conçu pour rendre le décodage le plus simple possible. Notre système est asymétrique en puissance de calcul. Le codeur simule même le décodeur pour tirer les meilleures performances de celui-ci.

Différentes techniques améliorant les performances de la transmission sont abordées : filtrage prédictif, diminution de la puissance de calcul nécessaire au décodage, modèle psychoacoustique,…Toutes ces techniques sont explorées en détail, et adaptées aux conditions d'utilisation de notre système.

Au dessus de la couche en spread spectrum, nous étudions les mécanismes de synchronisations et de correction d'erreur en tenant compte des particularités de la transmission. Malheureusement, le canal n'a pu être entièrement étudié. Aucun choix final n'a été effectué.

Les tests psychoacoustiques sont concluants, le signal audio modifié n'est que très rarement détecté, et quand il l'est, n'est jamais gênant pour l'auditeur. Les taux d'erreur ne sont eux pas trop mauvais. Le maximum, sans correction d'erreur, tourne autour des dix pour cents. On peut espérer, avec un autre modèle psychoacoustique, diminuer ce taux de moitié. La communication est donc possible avec un code correcteur sans modifier la sonorité du signal marqué.