Cette édition des RJC rassemble une soixantaine de participants, originaires des pays suivants : Algérie, Belgique, Corée du Sud, France, Maroc, Roumanie, Tunisie, Turquie et Vietnam.
Note : les sigles des laboratoires et instituts sont disponibles iciPhysicien de formation, diplômé en environnement de l'Université Libre de Bruxelles. Mr Busquin entreprend une carrière de physicien. Marqué par son intérêt constant pour la recherche, il devient ministre de l'Education Nationale, ministre de l'Energie et ministre des Affaires sociale et actuellement, Commissaire européen, membre de la Commission européenne pour la Recherche.
Recteur de la Faculté Polytechnique de Mons, Professeur ordinaire au Service de Mécanique Rationnelle.
Recteur de L'Université de Mons-Hainaut. Professeur ordinaire au Service de Psycho-acoustique et Traitement des Données.
Nadine Vigouroux est chargée de recherche au CNRS à l'IRIT (Institut de Recherche en Informatique de Toulouse). Après avoir passé un doctorat informatique en 1987 sur le décodage acoustique phonétique de la parole, elle poursuit des recherches en acoustique et en phonétique sur la segmentation et l'annotation de corpus de parole spontanée. A partir de 1990, elle oriente ses recherches sur l'interaction homme machine multimodale, où la modalité parole demeure pour elle un mode privilégié qu'elle étudie en tant support à la communication et/ou à l'interaction, qu'elle aborde d'un double point de vue : celui de l'ingénierie de la communication et de l'interaction multimodale (modèle de dialogue, modèle de la coopération des techniques d'interaction) et celui de la cognition (usage des techniques d'interaction, effet des modèles de présentation multimodale sur les processus de perception, de compréhension et de mémorisation des personnes normales versus des personnes âgées en collaboration avec le laboratoire Jacques Lordat). Ses recherches trouvent leur application dans le domaine des recherches sur l'assistance aux personnes handicapées (handicap visuel, troubles de la parole chez les sujets parkinsoniens et tétraplégiques ainsi que les personnes âgées). Actuellement, elle co-anime dans le cadre de PRESCOT (Programme de REcherches en Sciences COgnitives de Toulouse) un atelier sur le thème de l'Interaction Dégradée et, dans le cadre du PRC I3 (Information, Interaction, Intelligence), un groupe de travail M3 (Modélisation de la MultiModalité).
Titulaire d'un DEA de Phonétique, Jacqueline
Vaissière est intégrée au Centre d'Etudes pour
la Traduction Automatique en 1968, puis travaille de 1969 à
1971 dans le centre d'IBM-France à la Gaude sur la
synthèse du français.
Sa carrière internationale débute de 1971 à
1975, sous la direction de K. Stevens, en tant que visiteur
scientifique pour la prosodie du français au laboratoire de
recherche en électronique, groupe de la communication
parlée, du Massachusetts Institute of Technology (MIT). Au
cours de cette période, elle bénéficie d'une
bourse pour chercheur confirmé de l'institut National de
Recherche en Informatique et Automatisme (1971-1972) puis Consultante
ingénieur à la Compagnie Générale
d'Electricité, au Centre de Recherche des Laboratoires de
Marcoussis, sur un programme de synthèse de nombres avec
prosodie. Enfin, en tant que Chargé d'Enseignement dans le
programme commun au MIT et au Wellesley College.
De 1975 à 1990, au Centre National d'Études des
Télécommunications de Lannion, Mme Vaissière est
ingénieur contractuel, et travaille sur le multimédia,
la recherche en communication parlée, la reconnaissance
automatique de la parole, et l'automatisation des centres de
renseignements. Durant cette période, elle retourne au MIT en
1985, comme scientifique invitée, lors d'une mission longue
durée du CNET, et travaille dans le cadre du projet de
reconnaissance automatique de la parole, groupe de V. Zue. De 1989
à 1990, elle est professeur associé à
l'Université d'Aix-Marseille, Institut de Phonétique.
En 1991, elle est scientifique invitée au centre de Recherche
de Murray Hill des Laboratoires Bell sur le projet de production de
la parole: étude du voile du palais, groupe de O. Fujimura. De
juillet 1992 à août 1993, elle est scientifique
invitée au centre de recherche d'Advanced Telecommunications
Research, Kyoto, Japon dans le cadre du projet de reconnaissance,
traduction et synthèse de l'anglais et japonais.
Actuellement, elle est Professeur des Universités
(Phonétique et Phonologie), à la Sorbonne Nouvelle 7e
Section, dans le Laboratoire de Phonétique de l'Institut de
Linguistique et de Phonétique Générales et
Appliquées, Codirecteur de l'Unité associée au
CNRS, UPRESA7018, Phonétique expérimentale et
Modélisation Phonologique (en alternance avec A. Rialland),
Responsable DEA Phonétique Paris III-Paris VII (jusqu'en avril
2000), Responsable de l'organisation de l'enseignement de la
phonétique dans l'Ecole d'Orthophonie de Paris et directeur de
l'Ecole Doctorale Langage et Langues (ED268).
Christian Wellekens est diplômé Ingénieur
civil Electricien et Mécanicien en 1965 de l'Université
de Louvain, en Belgique en 1965 et Docteur de l'Ecole Polytechnique
Fédérale de Lausanne, Suisse en 1974.
En 1968, il développe des amplificateurs de puissance de
micro-onde à MBLE, Bruxelles, Belgique.
De 1968 à mars 1991, il est membre du laboratoire de
recherches de Philips et passe une année sabbatique en 1990
chez Bellcore (Bell Communications Research, Morristown, N.J USA),
ses principales contributions ont trait à la théorie de
circuit, au traitement des signaux, à la reconnaissance de la
parole, aux réseaux connexionniste et aux mathématiques
appliquées.
De mars 1991 à septembre 1992, il est conseiller scientifique
dans le domaine de la reconnaissance de la parole de Lernout &
Hauspie (Belgique) où il contribue au développement des
systèmes industriels de reconnaissance de la parole en
utilisant les modèles stochastiques aussi bien que les
réseaux neurologiques.
De 1969 à 1992, il est conférencier pour la
théorie de l'électronique et théorie des
circuits à l'Ecole Centrale des Arts et Métiers (ECAM),
Bruxelles.
En septembre 1992, il rejoint l'Institut Eurécom en tant que
professeur et dirige le département de communication
multimédia jusqu' en octobre 1998.
Christian Wellekens est un membre senior d'IEEE. En janvier 2000, il
a été élu membre du conseil de l'International
Speech Communication Association (ISCA).
Jean-François Bonastre a obtenu une thèse de
Doctorat en Informatique en 1994, sur la reconnaissance du locuteur,
ainsi qu'une Habilitation à Diriger les Recherches (dans le
même domaine) en 2000.
Il est actuellement Maître de Conférences à
l'Université d'Avignon. Il dirige les activités du
groupe "Reconnaissance du locuteur" ( Caractérisation du
locuteur, Identification et Vérification, Indexation et Suivi
du locuteur ) au sein du LIA. Il encadre deux thèses en
reconnaissance du locuteur et en indexation selon le locuteur
(auxquelles il faut ajouter deux thèses soutenues dans ce
domaine).
Son intérêt dans le domaine de reconnaissance du
locuteur l'amène à s'intéresser de près
à la modélisation acoustique, ainsi qu'aux
problèmes de normalisation (bruits, canaux de transmission,
reconnaisseurs ...), de fusion de données et de fusion de
décision.
Il est également Président du Groupe Francophone de la
Communication Parlée ( groupe spécialisé de la
Société Française d'Acoustique et SIG de l'ISCA
) et responsable du Special Interest Groupe SPLC (SPeaker and
Language Characterization) de l'ISCA (International Speech
Communication Association).
Il est membre de l'ISCA, de IEEE et de la SFA.
Il est impliqué dans l'organisation de nombreuses
manifestations scientifiques dans ses thèmes de recherches
(JEPs, RLA2C, 2001SO, séminaires "le locuteur" et "le
traitement automatique de la parole" du GFCP).
En 1998, il reçoit le titre Ingénieur civil
électricien, orientation télécommunications de
la Faculté Polytechnique de Mons. Reçu avec la plus
grande distinction et les félicitations du jury suivi par le
titre de Docteur en Sciences Appliquées de la Faculté
Polytechnique de Mons, reçu avec la plus grande distinction et
les félicitations du jury, en 1993.
Intitulé de la thèse : "High Quality Text-To-Speech
Synthesis in French" (thèse annexe : "The Object Oriented
Block Programming (OOBP) paradigm improves the efficiency of Signal
Processing software applications").
Ses fonctions d'enseignement successives au sein du service de
Théorie des Circuits et de Traitement du Signal (Prof. H.
Leich) de la Faculté Polytechnique de Mons sont : assistant,
premier assistant , et chargé de cours.
Parallèlement, il est professeur vacataire à
l'université de Valenciennes et du Hainaut Cambrésis,
à l'UCL dans le cadre des Postgraduate courses in Electronics
and Communications, à l'Université d'Orléans
dans le cadre ESPEO (Advanced Engineering School in Electronic and
Optical Processes),. à l'Ecole Polytechnique
Fédérale de Lausanne, dans le cadre du Computer Science
Postgraduate Course in Language and Speech Engineering (4 heures de
cours) et ( enfin ) à l'Institut Supérieur de
Traduction et d'Interprétariat (ISTI) pour des
séminaires en traitement de parole dans le cadre du DESS en
traduction et industries de la langue.
Chercheur invité chez AT&T Labs Research (Bell Labs),
Murray Hill, NJ, 06.08.1996-15.09.1997 où il participe
à la création d'un groupe de recherches en
synthèse vocale ; mise au point d'une nouvelle
génération de systèmes de synthèse
vocale, sous la direction de Juergen Schroeter et Lawrence
Rabiner.
Chercheur invité chez AT&T Labs Research, Florham Park,
NJ, 02.07.1998-1.10.1998 : Optimisation du synthétiseur vocal
d'AT&T pour l'anglais Américain.
Responsable du groupe de recherches en synthèse vocale
à la Faculté Polytechnique de Mons depuis 1993. Cette
activité, initiée par sa thèse de doctorat, a
produit la mise au point du projet MBROLA visant à la
diffusion et à l'extension des activités de recherche
du service par la collaboration internationale. Le projet s'est
actuellement assuré la participation active d'une cinquantaine
de personnes, réparties au 4 coins du globe (compilation du
logiciel sur 21 OS différents, 18 langues couvertes, 27 voix,
4 sites miroirs). Le projet MBROLA a été
récemment cité comme l'un des deux projets de
collaboration les plus marquants en synthèse vocale
(conférence internationale de Sydney, Novembre 1998). Ce
projet a directement conditionné la création de la
société Babel Technologies, en avril 1997. MBROLA est
également à la base du lancement de trois autres PME
(Fluency Speech, aux Pays-Bas, Micropower au Brésil, et ATIP
en Allemagne).
Ses activités de recherche en génie logiciel (projets
PnP Software et EULER), initiées par sa thèse annexe,
en 1993, a donné lieu à de nombreuses publications
internationales et à un exposé à Stanford
Research International, Palto Alto, CA, Septembre 1998.
Il a produit de nombreuses publications internationales ainsi que des
ouvrages de référence sur le sujet, en anglais et en
français.
Directeur de l'Institut de Linguistique, Université de Mons-Hainaut.
Docteur en Sciences Psycho-pédagogiques, chef de travaux au Département de Communication Parlée, Université de Mons-Hainaut.
Marielle Bruyninckx a soutenu en 1994 une thèse de doctorat en sciences psycho-pédagogiques, mettant en uvre différentes approches phonétiques des modalités de réalisation de la qualité palatale. Entrée en 1986 dans le service de Psychoacoustique et traitement des données, attaché au Département de Communication parlée de l'Université de Mons-Hainaut, elle y occupe depuis 1999 la fonction de chef de travaux. Depuis 1996, elle est chargée de cours suppléante à la Faculté de psychologie et des sciences de l'éducation où elle assure le cours de "Psycholinguistique et sociolinguistique du bilinguisme" (30h) et depuis 1998, ceux de "Techniques quantitatives en sciences humaines" (30h + 45h TP) et de "Pathologie et signal vocal" (15h). En 1999, la Faculté de médecine lui a également confié le cours de "Psychologie" (15h) destiné aux étudiants de candidature en sciences pharmaceutiques.
Depuis 1997, elle est la Responsable éditoriale de la Revue PArole, revue interdisciplinaire ayant pour objectif la publication d'articles scientifiques, de comptes-rendus de recherches ou de réflexions concernant toutes les manifestations observables du langage.
Marielle Bruyninckx participe depuis plusieurs années aux recherches du Département de Communication parlée sur l'analyse de la qualité vocale en vue d'une meilleure compréhension de la variabilité des comportements vocaux de l'humain et a ainsi contribué à plusieurs études menées autour du spectre moyen à long terme en tant qu'outil permettant d'établir l'influence sur la qualité vocale de diverses variables telles que notamment, le bilinguisme ou le vieillissement. Elle a également mené, dans le prolongement de sa thèse, des travaux sur les rapports entre phonologie et phonétique, donnant lieu notamment au développement d'approches originales des sons palataux. Ses recherches se situent par ailleurs dans les domaines de l'étude des difficultés psychologiques et/ou pédagogiques engendrées par des situations diverses de contact de langues ou de bilinguisme individuel précoce ou tardif. Le développement d'approches cognitives destinées à analyser la prise de parole en situation d'interprétation de conférence est aussi un de ses centres d'intérêt. Enfin, en vue de concrétiser une expérience de près de 15 ans en la matière, elle a entrepris diverses recherches dans le domaine de la pédagogie universitaire visant à contribuer à l'amélioration de l'enseignement de l'analyse et du traitement des données aux futurs psychologues ou spécialistes des sciences de l'éducation.
Docteur es Science Technique de L'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, Lernout & Hauspie